tournage

The day I got into my head de Floriane Montcriol

 

The day I got into my head, un film de Floriane Montcriol
avec le soutien de la Sacem

Compositrice : Julie Roué

Monteur son : Raf Enckels 

Film du Collège C, 2017

 

Tandis que le tournage de The Day I got into my head progresse, venez découvrir les coulisses de fabrication de ce dessin animé hors-norme. 

La technique des papiers découpés (cut-out), utilisée dans The day I got into my head, qui intègre également de la pixilation (c’est-à-dire l’animation image par image d’acteurs réels), est un procédé souvent méconnu du public. Voici les différentes étapes de cette technique : 

  • Première étape : les acteurs doivent être pris en photos sous de nombreux angles et avec une gamme d’expression variée, sans regarder dans la caméra.
  • Deuxième étape : on récupère toutes les photos sur l’ordinateur pour les trier.  Ci-dessous, 4 photos de l’acteur Dave, qui joue le mari de Sarah, pris de dos, de face, de profil et de trois quart.

  • Troisième étape :  avec un logiciel de retouche photo, on prépare les futures marionnettes papier. Les membres du corps sont déjà séparés, puisqu’ils seront découpés à part ensuite.

Parfois, certains mouvements spécifiques ne peuvent pas être animés en cut-out juste en articulant les parties du corps de la marionnette. Dans ce cas, on doit animer par remplacement. Pour cela : on demande pendant la session photo à l’acteur de faire ce mouvement, en le décomposant, pour pouvoir photographier chaque micro-étape. Une fois tout découpé, on peut enfin procéder à l’animation. Dans l'image ci-dessous, Sarah doit tourner la tête (de profil vers face en 6 images). On photographie donc d’abord Sarah avec le visage de profil, puis on le remplace par une tête qui commence légèrement à tourner, on photographie à nouveau puis on remplace encore et ainsi de suite. 

 

Ci-dessous, un autre exemple d'une séquence préparée pour une animation par remplacement. Ici, Sarah, de dos, tourne la tête d’un côté à l’autre en 36 images, ce qui correspond à environ 2 secondes (en animation on utilise entre 8 et 12 images par secondes, selon la vitesse du mouvement). 

  • Quatrième étape : Les personnages et décors sont placés sur une ou deux plaques de verres, ou parfois directement sans plaques de verre, selon si l’on souhaite créer un effet de profondeur de champ ou non. Dans l'image de gauche, Floriane Montcriol anime la transformation de Sarah en arbre. Sarah est posée sur une plaque de verre en dessous de laquelle on a installé le décor de la scène. 

  

  • Cinquième étape : Chaque image part directement dans le logiciel d’animation où, grâce à la liveview et à l’effet « peau d’oignon », on peut voir en même temps l’image actuelle, et l’image précédente, afin d’animer avec précision. Ci-dessous dans la fenêtre du logiciel d’animation, l’animatrice déplace la marionnette pour un mouvement de marche. Chaque plan est animé individuellement dans le logiciel.

L’étape suivante est commune à tout film : le montage !