avec le Cnap

La première image

"La première image" est un projet de collection entre le Grec et le Centre national des arts plastiques (CNAP).

Le Grec et le CNAP passent commande à des artistes-plasticiens et/ou réalisateurs d'un film de 8 minutes maximum autour de l'idée de "La première image".

Voir le site du Cnap

 

10 réalisateurs et leur première image 

PARADISUS de Mali Arun

http://maliarun.com/

 

 

 

 

THE YELLOW BLIND de Maïder Fortuné

http://maider-fortune.fr

 

 

 

 

A TROIS TU MEURS d'Ana Maria Gomes

http://www.grec-info.com

 

 

 

 

 

 

Ismaïl Bahri

http://www.ismailbahri.lautre.net

 

 

 

 

Hicham Berrada

http://www.hichamberrada.com

 

 

 

 

Antoine Danis

www.grec-info.com

 

 

 

 

Daphné Hérétakis

http://www.abraslecorps.com

 

 

 

 

Joachim Olender

http://creative.arte.tv

 

 

 

 

Clément Postec

www.clementpostec.com

 

 

 

 

Dania Reymond

www.grec-info.com

 

 

 

 

 

La première image. Celle qui vient immédiatement à l'esprit. Celle venue des profondeurs de l'enfance. Celle du premier regard au détour du chemin. Ou quand on a ouvert la porte. Le premier regard posé sur ce pan de mur jaune. Ou sur son visage, tel que l'on s'en souviendra toujours, se dit-on à cet instant.

Celle de la planète Mars envoyée par le robot Curiosity le 8 août 2012, ou celle envoyée par Apollo 11 depuis la Lune le 20 juillet 1969. Celle du lilas au-dessus du lit d'enfant d'Eisenstein. Celle du profil de Madeleine pour Scottie accoudé au bar de chez Ernie's. Celle encore qui échappe, qui reste dans l'ombre, n'arrive pas à se fixer, à trouver son contour. Le flou qui l'accompagne, l'indistinction qui entoure son apparition.

Qu'est-ce qu'une première image ? Comment se forme-t-elle, que devient-elle ? Et d'ailleurs, reste-t-elle ? Ou encore, que reste-il d'elle ?

Penser la première image, c'est penser la première fois où l'on regarde, la première fois où l'on est regardé, la première fois où un être, une chose vient au regard, se met à exister pour un regard. C'est penser un commencement. Ou peut-être une réitération. Ou un oubli. Quelle est la forme de sa persistance ?

La première image, c'est la naissance du cinéma, la naissance d'une représentation, d'un émerveillement, et en même temps la naissance d'une critique de l'image – la naissance critique de l'image.

Prendre le temps – quelques minutes, du même nombre que les doigts de la main – de dérouler ce que fait résonner pour soi « la première image », c'est prendre le temps de s'interroger sur la modalité d'existence de ce qu'on appelle une image, de la mise au jour d'une forme – de la réalité, de l'imaginaire – par le cinéma.