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Incomplets de MickaŽl Schapira Villain / Concours de scťnario 5x2

 

Du mardi 7 au samedi 11 juillet 

2 minutes par jour sur les sites internet
du Grec, de la Cinémathèque de Grenoble et d'Histoires courtes-France 2

du film Incomplets de Mickaël Schapira Villain, lauréat du concours 5x2

 

Le concours 5x2 est soutenu par :

- France 2 (préachat)
- Département de l'Isère (bourse)
- Industries techniques de la Région (Lumières Numériques, Panavision Lyon, Pilon Cinéma)

 

Entretien avec le réalisateur Mickaël Schapira Villain

-       Le scénario du film a été le premier lauréat du concours « 5x2 », organisé par le GREC, la Cinémathèque de Grenoble, et France 2. Qu’est-ce qui t’a poussé à y participer ?

La particularité de l'exercice de style. Raconter des histoires intéressantes en deux minutes, trouver une unité à un film composé de segments narrativement indépendants, il y avait là des challenges très excitants. L'écriture avec contraintes est une chose qui m'a toujours stimulé.

-  Incomplets est ton premier court-métrage. Quel a été ton parcours ?

Je travaille dans le monde de l’animation, à un poste technique, depuis plus de huit ans. J’écris depuis longtemps en parallèle, mais sans vraiment avoir eu le temps de donner corps à mes projets. Avant Incomplets mon unique expérience de mise en scène était un clip autoproduit en 2010.

Le parti pris de ton projet est d’utiliser les cinq segments pour évoquer les cinq sens, même si ce n’est pas de manière systématique. Était-ce une évidence d’explorer ainsi le thème « 5x2 » ?

Le cinq sens n'étaient que l'idée de départ du processus d’écriture. Je m'en suis en fait assez vite éloigné pour me focaliser sur les "manques" dont souffraient les personnages. Il était ainsi plus intéressant pour moi de jouer avec un personnage muet qu’avec quelqu’un privé de goût par exemple ; ou encore d’aborder le thème de la vue d’une manière moins évidente.

-  Le seul sens qui n’est pas explicitement mis en question est celui de la vue, qui est pourtant le sens cinématographique par excellence. Pourquoi ce choix ?

Cette partie du film a beaucoup changé au fil des réécritures. Dans la première mouture du scénario, le public était placé dans un "subjectif total" : si le personnage ne voyait rien, le spectateur ne devait rien voir non plus. C'était osé, mais intéressant. Le parti-pris a finalement beaucoup évolué, il est moins radical mais je le trouve finalement plus intéressant.

-  Le lieu unique que tu as choisi est un hôpital. Où avez-vous tourné ?

Nous avons fait beaucoup de repérages dans des hôpitaux et des cliniques. Mais tous ces lieux étaient beaucoup trop modernes. Finalement nous avons opté pour des lieux plus neutres, qui nous offraient une plus grande flexibilité en termes de décoration. Nous avons ainsi tourné au centre de Grenoble, à l'école supérieur d’Art et Design et à l’IUT Joseph Fourier.

Comment s’est déroulée la transformation du lieu, notamment pour la partie se déroulant pendant la guerre ?

Pour la partie de la guerre, c'est surtout le travail d'accessoirisation en amont qui a été important. Plusieurs époques cohabitent dans le film, mais lorsque l'on s'attaque à une guerre du début de 20e siècle, il faut faire attention à rester crédible. En fait, les transformations du lieu les plus impressionnantes ont concerné d'autres séquences. Un faux mur a ainsi été érigé, et l'équipe déco a même construit et installé des portes battantes !

Propos recueillis par Pablo Sotinel, juin 2015

Photos de tournage du film

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