Depuis 1970, le Groupe de Recherches et d’Essais Cinématographiques, avec le soutien du CNC et des industries techniques, produit les jeunes auteurs de films en leur proposant un espace d’indépendance et de liberté créatrice.
Les étudiants, les élèves de La fémis se sont mis en mouvement pour changer, améliorer, transformer leur rapport au cinéma et à l’enseignement qui leur est donné. Ce qui touche La fémis (ou l’IDHEC, par le passé) touche aussi le G.R.E.C., comme la création du Fresnoy a aussi questionné le G.R.E.C. Selon les humeurs nous sommes de-ci, de-là partenaires de ces grandes institutions. Nous sommes nés en 1969 et cette antériorité fait que nous avons enregistré toutes ces nouvelles histoires en poursuivant sans faillir notre (...)
Ça serait bien de revenir au temps où il n’y avait rien (ou presque rien). Vous en souvenez-vous ? C’est un peu comme les acquis du féminisme dans les années 70 : vous vous souvenez ? Je parle d’un temps heureux, autour des années 1968-1969 ; pas de véritable action culturelle mais de l’action « tout court ». Il a fallu inventer des festivals, des rencontres, des lieux pour les avant-gardes, présenter le cinéma actuel, aller au devant des cinéastes. Le festival de Tours avait disparu et ce fut : Toulon Hyères, (...)
La fin de la publicité sur les chaines de télévision publique nous rendrait-elle un peu d’espoir ? Il n’est pas raisonnable de le faire croire. En voyant se multiplier les « écrans » on a pu songer que s’ouvrirait une ère bénite pour tous les créateurs. Quelque chose dans la continuité du Service de la Recherche de l’O.R.T.F. de Pierre Schaeffer ou des approches heureuses en production de l’INA. Rien ne s’est produit. Même tout s’est effondré et aucune réelle politique d’encouragement à la production d’œuvres (...)
Je lis dans « Le Monde » du 24 juin que la Cinémathèque Française est venue à bout de ses déficits, bravo ! (Le GREC n’en a pas.) Et je lis le chiffre du budget. Et je me demande si c’est le bon : 26 millions d’euros et 360 000 entrées payantes par an. On n’arrive pas tout à fait à croire que la jolie maison de bois sur les bords de la scène, je veux dire de la Seine, coûte le prix d’une vingtaine de longs métrages dits « du milieu ». Ainsi va la vie de l’art aujourd’hui, et de la déconfiture probable du cinéma, quel (...)
Poètes extraordinaires, ils appartiennent à une famille inspirée qui commence avec Rimbaud, ceux-là imaginent un cinéma inexploité, à peine fait : Alice Guy, Buñuel, Desnos, Abel Gance, Prévert, René Clair, Pierre Albert-Birot, Man Ray, voilà quelques noms qui s’amusèrent à croire à un cinéma de 14 juillet, c’est-à-dire à des images "feu d’artifice". Comme peut-être Carmelo Bene, Pasolini, et aujourd’hui toute une flopée de jeunes cinéastes vidéastes animés d’un Esprit nouveau. Et que deviendront-ils ? Un flot, un envahissement de (...)
À la suite des commémorations de Mai 68, on lit, ici ou là, des souvenirs sur ces cruels états généraux du cinéma qui ne transformèrent rien. Seuls les acteurs culturels indépendants fondèrent les grandes nouveautés : la SRF, la Quinzaine des Réalisateurs à Cannes, Cinéma en France, Perspectives du cinéma français et le G.R.E.C. Peu à peu se sont créées de grandes associations au service des auteurs de films : Documentaire sur Grand Ecran, le Centre des Ecritures du Cinéma, le Céci, ACID. Durant les années 1980, le monde du cinéma (...)
Au moment où un groupe de cinéastes dissèque le fonctionnement du cinéma, la lourde machine de l’industrie du cinéma continue à rouler, elle organise le Festival International de Cannes, où souvent le G.R.E.C. a connu des sélections. 2008, deux films à l’honneur : l’un à la "Quinzaine" et à l’ACID, l’autre à la Semaine Internationale de la Critique. Le premier, "Kamel s’est suicidé six fois, son père est mort" est un essai bref à travers lequel palpite le cinéma et fort étrangement, se révèle un jeune auteur tatoué par un feu (...)
La fenêtre de Anne-Sophie Rouvillois, prix de la Ville de Digne-les-Bains aux Rencontres Cinématographiques de Digne-les-Bains, 2009.
Voir l’article du 9 avril sur LaProvence.com
Le secret de Cassandre de Lionel Vania Arazi, Mention Spéciale au Festival "Courts pour tous" de Ville D’Avray, 2009.